Prix et budgetArtisans
Combien coûte un site internet pour un artisan en 2026
Prix d'un site internet pour un artisan, publié avant le devis : une page, trois ou cinq, ce qui est compris, le coût mensuel et les lignes à vérifier.
L’essentiel
La plupart des artisans ont besoin d'un site d'une page : le client cherche un numéro et une zone d'intervention, pas une lecture. Le nom de domaine est enregistré à votre nom dès le premier jour, et le site est vendu, pas loué. L'entretien se résilie par un courriel, avec effet à la fin du mois.
- premier prix de création
- 290 € HT
- d’entretien par mois, sans engagement
- 29 € HT
- pour partir, à tout moment
- 0 €
Combien coûte un site internet pour un artisan ? Le prix d’une page pour la plupart des métiers, celui de trois ou de cinq pages pour ceux dont le client compare ou veut voir avant d’appeler. Le prix d’un site internet pour un artisan se cherche pourtant le soir, entre deux devis à rendre, et la réponse arrive rarement en chiffres : les pages qui annoncent « à partir de » renvoient vers un formulaire, et le montant se découvre en rendez-vous. Les trois prix sont publiés, identiques pour tous les métiers.
Le prix d’un site internet pour un artisan, tout de suite
Pour un artisan qui veut être trouvé et appelé, le site tient sur une page :
Offre Essentiel290 € HTSite d’une page
Cette page porte votre activité, votre zone d’intervention, vos horaires, un numéro qui se compose d’une pression du pouce, un lien vers votre fiche d’avis et six à dix photos que vous fournissez. Elle n’a pas de formulaire, et c’est voulu : vos clients vous appellent.
Pour un artisan dont le client compare avant d’appeler, l’offre Pro passe à trois pages (accueil, prestations, contact), avec un formulaire de contact et les textes des pages :
Offre Pro690 € HTSite de trois pages
Pour un artisan qui vend sur preuve, l’offre Métier ajoute une galerie de réalisations, une page de prestations détaillée et une page d’avis, cinq pages en tout :
Offre Métier890 € HTSite de cinq pages
Le marché se situe plus haut. France Num, le service de l’État consacré au numérique des petites entreprises, publie une grille établie à partir d’estimations de professionnels1 : de cinq cents à deux mille euros pour un site d’une page, de neuf cents à cinq mille euros pour un site basique. Le même dossier précise qu’à ce coût initial s’ajoutent des frais récurrents d’hébergement, de nom de domaine et de maintenance. Un prix de création ne se compare donc jamais seul : la ligne mensuelle qui le suit compte autant.
Plombier, électricien, menuisier : quelle offre pour quel métier
Le bon nombre de pages ne dépend pas de la taille de l’entreprise. Il dépend de ce que fait le client avant d’appeler.
Les métiers d’urgence : une page suffit
Un plombier appelé pour une fuite, un serrurier devant une porte claquée, un chauffagiste un matin de janvier : leur client ne lit pas, il compose. Il veut trois informations, dans cet ordre : le numéro, la zone d’intervention, l’heure à laquelle vous décrochez. Une page qui les affiche en haut de l’écran, avec un numéro qui se compose en le touchant, fait le travail. Une page qui les cache sous un texte de présentation le perd. Pour ces métiers, l’offre Essentiel suffit dans la plupart des cas.
Les métiers comparés : trois pages
Un électricien qui refait une installation, un peintre, un carreleur, un plaquiste : leur client demande deux ou trois devis et compare avant d’appeler. Il regarde les prestations, cherche la preuve que vous faites ce qu’il veut faire faire, et préfère souvent écrire que téléphoner. Trois pages et un formulaire répondent à cet usage : c’est l’offre Pro.
Les métiers qui vendent sur preuve : cinq pages
Un menuisier, un paysagiste, un maçon en rénovation, un ébéniste vendent un résultat que le client ne sait pas imaginer seul. Il veut voir. Une galerie de réalisations, chantier par chantier, avec vos photos, convainc plus qu’un paragraphe : c’est l’offre Métier. Au-delà de cinq pages, ou pour un devis en ligne et un espace client, le site sort de la grille et se chiffre sur devis.
Ce qu’un site d’artisan doit afficher
La zone d’intervention, pas l’adresse
Un artisan reçoit rarement chez lui. Son site doit dire où il se déplace : les communes, le département, le rayon réel. Google raisonne de la même façon pour la fiche d’établissement. Une entreprise qui se rend chez le client, un plombier par exemple, y est un « établissement de services de proximité » ; Google recommande de supprimer l’adresse de la fiche si vous n’y accueillez pas de clients, puis de déclarer jusqu’à vingt zones desservies2, par ville ou par code postal. Les mêmes zones, sur le site et sur la fiche, évitent que l’une contredise l’autre.
Les photos, prises sur vos chantiers
Les six à dix photos de l’offre d’entrée viennent de vous, et c’est voulu. Une salle de bains que vous avez posée vaut plus qu’une image de banque, et elle vous appartient. Les photos trouvées sur Google appartiennent à quelqu’un d’autre, et leur auteur peut en réclamer le prix. Un avant et un après, pris au téléphone en lumière du jour, suffisent.
Création d’un site internet d’artisan : ce que le prix comprend, et ce qu’il ne comprend pas
Les trois offres comprennent le nom de domaine, enregistré à votre nom : vous en êtes le titulaire, l’agence n’est que le contact technique. L’Afnic, qui gère le .fr, rappelle qu’un nom de domaine ne s’achète pas3 : seul un droit d’usage exclusif est attribué à son titulaire, pour une durée définie. Le titulaire est donc la ligne à vérifier. Les offres comprennent aussi douze mois d’hébergement, la mise en ligne avec Google prévenu, l’adaptation au téléphone, les mentions légales et la politique de confidentialité rédigées, et deux séries de modifications avant la mise en ligne. Les mentions légales ne sont pas une option : le site d’un professionnel doit afficher son identité, ses coordonnées et son hébergeur4. La liste complète de ce que chaque offre comprend est sur la page Services.
Le prix ne comprend pas le reportage photo, la publicité, ni les textes dans l’offre d’une page. Il ne comprend pas non plus la prise de rendez-vous en ligne, le devis en ligne, l’espace client ou le paiement : ces fonctions sortent de la grille et font l’objet d’un devis séparé. Et il ne comprend aucune position dans Google : la mise en ligne prévient Google, elle ne lui commande rien. Un site qui n’apparaît pas tout de suite n’est pas en panne pour autant ; le guide sur le délai de référencement dit quoi vérifier, et dans quel ordre.
Combien coûte un site internet d’artisan par mois
Après la création, l’entretien coûte un prix fixe par mois :
Entretien29 € HT par mois
Il couvre l’hébergement, le renouvellement du nom de domaine, les sauvegardes, les mises à jour techniques et une intervention de trente minutes par mois sur vos contenus : un tarif qui change, un chantier à ajouter. Avec l’offre Essentiel, l’entretien coûte moins cher, parce qu’une page coûte moins à tenir.
Il ne comporte aucun engagement de durée. Il se résilie par courriel, avec effet à la fin du mois en cours, sans frais de sortie, et le site vous reste : fichiers sources, accès et codes de transfert du domaine sont remis sous quinze jours. C’est la différence entre un site acheté et un site loué, et elle se lit sur la facture : un site loué s’arrête quand la mensualité s’arrête.
Un site d’artisan pas cher : les deux économies qui se paient
Les offres à zéro euro existent, et France Num en décrit la limite1 : elles n’attribuent pas de nom de domaine à votre nom, seulement un sous-domaine chez la plateforme, ce que le dossier juge « très mauvais » pour la visibilité et peu professionnel. L’adresse de votre entreprise appartient alors à quelqu’un d’autre.
Les abonnements sans prix d’achat reposent sur une autre économie : le site reste la propriété du prestataire, et il disparaît le jour où vous cessez de payer. À trente euros par mois, quarante-huit mensualités font mille quatre cent quarante euros, près de cinq fois le prix d’un site d’une page acheté. Le calcul se fait avant de signer, pas après.
Ce que le devis ne doit pas cacher
Quatre lignes décident de ce qui vous appartient. Le titulaire du nom de domaine, que vous pouvez vérifier vous-même dans l’annuaire Whois de l’Afnic5 une fois le site en ligne. La durée d’engagement, et ce qui arrive au site si vous arrêtez. La remise des fichiers, avec son délai et son prix. Et le caractère ferme du prix : un devis qui se termine par « selon les besoins » n’est pas un prix. Une cinquième ligne mérite un regard : le droit de changer d’avis, quatorze jours de rétractation accordés par contrat dans tous les cas chez Ascend, même entre professionnels.
Les clauses à lire avant de signer sont détaillées, pour tous les métiers, dans le guide sur le prix d’un site vitrine. Les engagements d’Ascend sur chacun de ces points sont publiés sur la page Transparence.
Pour aller plus loin sur les prix
La version pour les restaurants de ce guide montre comment le même prix se décline pour un commerce qui reçoit du public, et le guide sur le prix d’un site vitrine en 2026 compare deux devis ligne à ligne. Pour une question qui concerne votre métier, décrivez votre activité ou réservez un appel : le prix est le même avant et après.
Sources
- Combien payer pour un site web ou un site e-commerce ? (France Num, Direction générale des Entreprises, mis à jour le 20 juin 2025)
- Gérer vos zones desservies pour les établissements de services de proximité et les établissements mixtes (aide Fiche d’établissement Google)
- L’essentiel pour gérer son nom de domaine (Afnic)
- Mentions sur votre site internet : les obligations à respecter (ministère de l’Économie)
- Trouver un nom de domaine : Whois (Afnic)